politique internationale


16 mai 2007

COMMUNIQUE DE PRESSE

Proche-Orient : dans les graves circonstances actuelles les nouvelles autorités françaises doivent agir maintenant.

Les confrontations armées inter-palestiniennes s’aggravent et les victimes se multiplient. Les accords sécuritaires passés n’ont pas d’effet dans une tension qui s’exacerbe. La survie même du gouvernement palestinien d’union nationale est en jeu. Le risque est grand d’une situation totalement incontrôlable et même d’un effondrement de l’autorité palestinienne.

Les causes de cette évolution alarmante sont connues : absence totale de perspective de règlement politique du conflit, blocage de la part d’Israël, pressions de l’administration Bush pour diviser les Palestiniens, poursuite des sanctions financières américaines, européennes et israéliennes qui plongent la majorité de la population palestinienne dans la pauvreté et une précarité massives...tout est fait pour rabaisser les Palestiniens, pour opposer les forces politiques palestiniennes entre elles.

Dans ce contexte de déstabilisation les dirigeants israéliens, déconsidérés au yeux de leur opinion publique du fait de leur responsabilité dans le fiasco politique et militaire de l’été 2006, et de malversations, ont annoncé une extension brutale de la colonisation à Jérusalem. Ehud Olmer croit pouvoir aussi retrouver les faveurs des Israéliens en célébrant la guerre de 1967 et l’annexion de Jérusalem : « ces 40 dernières années ne sont qu’un début, ose-t’ il affirmer ». Cette politique consternante vise manifestement à aggraver le chaos en Palestine pour pouvoir continuer l’annexion de la terre palestinienne, avec un mur bientôt achevé, en refusant toute solution politique. Toute possibilité de dialogue, de négociation, d’échange de prisonniers est impossible. Le nouveau président français, Nicolas Sarkozy, et le gouvernement qu’il s’apprête à nommer sont contraint de prendre une décision... Si les autorités françaises ne prennent pas d’initiative marquante avec leurs partenaires européens, dans les plus brefs délais, elles porteront la responsabilité d’avoir accepté l’inacceptable et les risques qui vont avec, et d’avoir entériné un recul sérieux pour les chances de paix au Proche-Orient. Le rappel, maintenant, par la France des résolutions de l’ONU et de l’exigence de leur application s’impose avec force.

Parti communiste français Paris, le 16 mai 2007.

—  Solène BJÖRNSON-LANGEN Bureau de presse du PCF sbjornson@pcf.fr 01.40.40.13.49. 06.86.26.26.64. www.pcf.fr